Si vous faites partie des cas de aggravés de nomophobie – c’est-à-dire la peur d’être séparé de son smartphone – peut-être devriez-vous contacter Klemens Schillinger. Ce designer autrichien a mis au point un smartphone de substitution pour les vrais accros qui ne peuvent pas s’empêcher de consulter leur « précieux » toutes les cinq minutes.
Baptisé « Substitute Phone », cet ersatz de téléphone est constitué d’un corps en plastique noir (polyoxyméthylène) dans lequel viennent se loger des billes. Celles-ci sont agencées de telle manière à ce que l’utilisateur puisse répliquer sans danger les gestes répétitifs de sa vie de drogué : déverrouillage d’écran, défilement horizontal, défilement verticale, zoom, etc. 

« Nous vérifions nos emails et nos messages pas seulement dans les transports publics mais aussi en compagnie des autres, par exemple lorsque nous prenons un verre avec des amis, constate Klemens Schillinger, interrogé par Dezeen.com. De plus en plus souvent, on ressent le besoin de consulter son smartphone, même si l’on n’attend rien de particulier. Ces observations m’ont donné l’idée de créer un outil qui permettrait de stopper ce comportement de consultation. »
Selon lui, sa principale source de son inspiration a été Umberto Eco qui, pour arrêter de fumer la pipe, s’est taillé un bout de bois pour ne garder que la stimulation physique, pas la nicotine. Avec le Substitute Phone, c’est pareil : on simule l’objet et les gestes, mais sans la connectivité.

Ce faux smartphone n’est pas disponible à l’achat. Pour l’instant, il n’existe qu’à l’état de prototype. Il a été présenté en octobre dernier à l’occasion du salon Vienna Design Week dans le cadre d’un projet baptisé « Offline – Design for the (good old) real world ». Klemens Schillinger en avait également profité pour présenter « Offline lamp », une lampe dotée d’un petit tiroir. Elle ne s’allume que si l’on pose son smartphone à l’intérieur.

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