La carte SIM est l’un des rares éléments mécaniques de nos téléphones… et elle pourrait bientôt disparaître. La société ARM qui conçoit l’architecture fondamentale des processeurs mobiles (Android comme iOS) a en effet dévoilé une puce appelée iSIM qui sera directement intégrée dans le cœur de certains processeurs, comme le rapporte The Verge. Alors même que l’eSIM intégrée dans l’Apple Watch n’occupe que 6 x 5 x 0,9 mm (contre 12,3 x 8,8 x 0,67 mm pour une Nano SIM), ARM propose l’étape d’après où la SIM en tant que telle n’existe plus.

Une solution qui a beaucoup d’avantages, notamment en termes de design.

Car si la SIM n’a cessé de maigrir ces dernières années, il n’empêche qu’elle occupe, avec le mécanisme et l’équipement nécessaire à sa mise en place et sa lecture, une place que les constructeurs aimeraient bien utiliser pour faire autre chose.

Selon ARM, a cette économie de place s’ajouterait une économie d’argent plus que substantielle : selon ARM cité par The Verge, le coût passerait de « plusieurs dizaines de centimes par carte » à moins de 10 centimes pour la solution intégrée. Rapportées à des produits qui se vendent à des millions voire des centaines de millions d’unités, ces petites économies peuvent rapporter gros.

Dans un premier temps, cette nouvelle iSIM et le processeur qui la contient devraient être intégrés dans des objets connectés où l’espace et les coûts sont des éléments critiques. Avant d’être adoptée dans nos smartphones, si les opérateurs télécom le souhaitent. Une fois le top départ des opérateurs donnés, les constructeurs de smartphones pourraient se ruer sur le format iSIM et gagner un peu de place dans leurs terminaux.

De quoi ajouter un peu de batterie… ou une prise jack ?

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