Après la plainte déposée par la Federal Trade Commission des Etats-Unis lundi 30 avril, BLU a accepté de mettre en oeuvre un “programme complet de sécurité des données”. Le but : empêcher à l’avenir que des données privées soient utilisées par des entreprises tierces. Cette mesure sera évaluée par un parti indépendant de la société tous les 2 ans… sur une durée de 20 ans.

Des pratiques douteuses déjà identifiées

Un accord qui fait suite à une polémique qui avait éclaté en novembre 2016. La firme de sécurité Kryptowire révélait à l’époque que les smartphones BLU transmettaient une quantité massive de données de leurs clients au fournisseur chinois AdUps Technologies. Les informations récoltées avaient pour but de suivre le comportement des utilisateurs à des fins publicitaires. Et les données étaient innombrables : contenu des messages, informations de localisation, journaux d’appels, liste des contacts et liste des applications utilisées et installées sur les appareils. 

A l’époque, BLU s’était dit être en règle sur la collecte de données, comme “tous les autres fabricants de smartphones dans le monde.” Carmen Gonzales, directrice marketing de la marque, s’était voulue rassurante en expliquant que BLU “n’affectait certainement pas la vie privée ou la sécurité des utilisateurs.” Mais cela n’avait pas convaincu Amazon, le principal distributeur de ses téléphones, qui avait immédiatement suspendu toutes les ventes de téléphones de l’entreprise. 

Rappelons qu’en France, Wiko -qui appartient aussi à Tinno, la société qui fabrique les smartphones Blu- a également été pointé du doigt pour d’étranges envois de données vers la Chine.

Source : Ars Technica

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