Avec le développement des paiements via les smartphones, la pérennité des cartes bancaires semblait menacée. Mais ces dernières n’ont pas dit leur dernier mot ! On voit même une nouvelle génération de produits poindre avec davantage de technologie embarquée. Une voie dans laquelle s’est engouffrée Idemia, société issue du mariage entre Morpho et Oberthur Technologies en 2017. Elle a présenté la semaine dernière au Mobile World Congress trois solutions innovantes de cartes bancaires.

Des codes crypto-dynamiques

Le code crypto-dynamique au dos de la carte bancaire.

La technologie Motion Code (voir la photo ci-dessus) se distingue par un mini écran e-Ink affichant un cryptogramme de sécurité dynamique à l’arrière de la carte. « L’horloge de la carte est alignée sur celle des serveurs de paiement et un algorithme génère un nouveau code automatiquement toutes les heures », nous explique François Germain, chef de produit chez Idemia. Ainsi, si on vous vole vos coordonnées bancaires sur Internet, le code devient automatiquement caduque. La Société Générale a commencé à déployer cette technologie à l’automne dernier.

La blink card centralise plusieurs cartes bancaires.

Autre innovation, la Blink card (photo ci-dessus) qui permet de relier plusieurs cartes en une seule, cinq au maximum. Un bouton pressoir (Push) vous permet de choisir manuellement celle que vous désirez utiliser pour un paiement. Une petite LED s’allume pour indiquer laquelle est active. Au Royaume-Uni, la start-up Curve propose une solution identique pour Mastercard depuis l’année dernière.

La biométrie monte en puissance

Mais la démarche la plus innovante, c’est F.Code avec son capteur d’empreinte digitale intégré directement dans la carte pour les paiements au-dessus de 30 euros. La carte communique le paiement en NFC mais ce dernier n’est validé que si vous posez simultanément votre doigt sur le capteur et qu’un algorithme confirme la correspondance de votre empreinte avec le modèle de référence. Démonstration en vidéo :

[embedded content]

Lors de la procédure d’enregistrement, il faut apposer plusieurs fois son doigt pour créer une image de référence, mais l’information n’est pas envoyée sur un serveur et elle reste uniquement stockée dans la carte. « Le défi a été de réussir à ce que la carte reste fine et flexible malgré l’intégration du capteur et que ce dernier ne soit pas sensible aux changements d’humidité et de température », précise François Germain. Le produit attend encore d’être certifié pour commencer à être commercialisé dans l’année.

D’une manière générale, la biométrie fait son entrée en force dans les moyens de paiement. « Il y a trois façons d’assurer la sécurité : ce que vous savez -un mot de passe-, ce que vous avez – un badge- ou ce que vous êtes –vos caractéristiques biologiques- », nous résume le PDG d’Idemia Didier Lamouche. « Les deux premières méthodes sont les plus conventionnelles. La troisième, plus innovante, monte en puissance depuis le succès du Face ID de l’iPhone qui a facilité l’acceptation sociale de la biométrie », nous explique-t-il encore. Nous n’avons donc pas fini d’utiliser ce que vous sommes pour nous identifier ! 

Cet article a été importé d’un feed RSS, cliquez-ici pour voir l’article original