Le collier de cette dame intègre-t-il une caméra espion ? Ou ce vase que vous a offert votre beau-père ? Le stress d’être observé en permanence par des caméras invisibles – bonjour 1984 ! – est en passe de devenir une réalité technique « grâce » à une unité de recherche de l’université du Michigan, comme le relaye le site TechCrunch.
Les chercheurs Euisik Yoon et Sung-Yun Park de cette université américaine ont en effet développé un capteur d’image non seulement microscopique – un peu moins d’un millimètre de large – mais surtout autoalimenté.

Profitant du fait qu’un capteur d’image – comme celui de votre téléphone ou appareil photo – est spécialisé dans la collecte de lumière, les chercheurs lui ont greffé des cellules photovoltaïques. Pas n’importe où mais en dessous des photosites, c’est-à-dire sous les « pixels » sensés récupérer les informations de luminosité et de couleurs.
A cette prouesse de fabrication s’ajoute un miracle de conception puisque le super capteur est capable simultanément de capter de l’énergie et d’enregistrer un flux d’image allant de 7 à 15 images par secondes. Le tout, sans la moindre batterie.

Selon l’article original publié sur le site de l’IEEE, les photosites mesurent 5 microns de large et avec leur surface actuelle totale (1 mm²), ils peuvent collecter presque 1 nanowatt (998 picowatts exactement). De quoi fonctionner sans le moindre apport énergétique extérieur.

Si pour l’heure le capteur est à l’état de prototype de recherche en laboratoire – avec tout l’attirail de câbles pour la transmission, etc. – les chercheurs affirment pouvoir améliorer largement leur composant, notamment en termes de consommation énergétique.
De quoi alimenter, en plus du capteur, une puce Wi-Fi ou Bluetooth ? Sans aucun doute, mais il reste à fournir en énergie un processeur d’image, une puce de stockage, etc. De futurs défis que de nombreux chercheurs vont s’empresser de relever. Pour créer les caméras espions qui vont hanter le futur de notre civilisation.

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