Après l’affaire des suggestions de vidéos à caractère incestueux, YouTube doit affronter un nouveau scandale. La chaîne CNN s’est aperçue que les campagnes de publicité de plus de 300 grandes marques comme Netflix, Facebook, Under Armour, Cisco, LinkedIn ou Amazon avaient été diffusées sur des chaînes animées par des nazis, des suprématistes blancs, des pédophiles, des conspirationnistes ou encore des promoteurs de la Corée du Nord. Toutes ces entreprises ont donc contribué, malgré elles, à financer des contenus inappropriés et contraires à leurs valeurs puisque c’est CNN qui leur a révélé la situation. Le musée des amis de Sion, qui vante les actions des Justes durant la seconde guerre mondiale, s’est ainsi retrouvé à faire de la publicité, sans le savoir, juste avant les vidéos d’un Nazi parlant d’une supposée « domination juive » à Hollywood.

La modération automatique a ses limites

Rappelons que le système de partage de revenus de YouTube ne fonctionne qu’avec des chaînes additionnant au moins 1000 abonnés et 400 heures de visionnage. Mais après des dérapages récurrents comme celui de Logan Paul qui s’était filmé dans une forêt japonaise auprès du cadavre d’un suicidé, le site avait édicté de nouvelles règles plus restrictives au mois de janvier dernier. Le programme Google Preferred, qui monétise les chaînes les plus vues de la plateforme, devait faire l’objet d’une vérification humaine. Et toutes les chaînes monétisées devaient être soumises à une validation au minimum automatique pour vérifier que les contenus soient bien conformes à la politique de YouTube. Ce qui avait incité des marques comme Procter et Gamble à revenir après avoir cessé de collaborer avec YouTube. Mais finalement, le système échoue visiblement à repérer les contenus problématiques.

«Lorsque nous constatons que les annonces ont été diffusées par erreur avec du contenu non conforme à nos règles, nous les supprimons immédiatement. Nous savons que même lorsque les vidéos respectent nos consignes d’utilisation, toutes ces vidéos ne conviennent pas à toutes les marques. Nous nous sommes engagés à travailler avec nos annonceurs et à bien faire les choses », a déclaré une porte-parole de YouTube dans un communiqué, toujours selon CNN. Pas sûr que cela suffise à rassurer les marques.

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