A chaque fois que Facebook est épinglé par un problème lié à la protection des données personnelles, il y a un moment où l’entreprise sort sa carte magique : une refonte de l’interface utilisateur. Avec le scandale Cambridge Analytica, il était évident que cela allait se produire de nouveau. Nous y voilà. « En plus des annonces faites la semaine dernière par Mark Zuckerberg, nous prendrons des mesures supplémentaires dans les prochaines semaines pour donner plus de contrôle aux gens sur leurs données personnelles », écrivent Erin Egan, responsable de la protection des données personnelles, et Ashlie Beringer, responsable juridique, dans une note de blog.

« Notre constat est le suivant: nous devons rendre nos paramètres de confidentialité plus faciles à comprendre, à trouver et à utiliser », poursuivent les deux cadres. Une note de blog similaire a été postée en français, intitulée « De nouveaux outils pour contrôler vos données en toute simplicité sur Facebook ». En réalité, tout ceci était déjà dans les tuyaux. « La plupart de ces mises à jour sont prévues depuis un certain temps et les événements de ces derniers jours ne font que souligner leur importance », affirme d’ailleurs Facebook.

Une nouvelle section dédiée à la confidentialité

Trois nouveautés sont ainsi présentées. Sur l’application mobile, l’ensemble des paramètres sera désormais regroupé en « un seul et même menu », alors qu’ils sont jusqu’à présent « répartis sur près de 20 écrans ». Contrairement à ce qui est affirmé dans la version française de l’annonce, cette mesure n’est pas spécifique à la confidentialité mais concerne tous les types de réglages. Mais c’est toujours ça de gagné.  

Toujours sur mobile, Facebook va créer une nouvelle section dédiée à la confidentialité, la sécurité et les préférences publicitaires. Baptisée « Raccourcis de confidentialité », il sera désormais « plus rapide et plus facile » de gérer ces paramètres.

Enfin – et c’est peut-être la mesure la plus intéressante – Facebook va créer un espace sur son site qui permettra aux utilisateurs de « trouver, télécharger et supprimer » leurs données. Une fois téléchargées, ces données pourront être « transférées vers un autre service ». Cette générosité peut surprendre à première vue. En réalité, Facebook ne fait que se préparer à la nouvelle réglementation européenne (RGPD) qui oblige les fournisseurs de services à garantir une portabilité des données personnelles.

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