Une révolution numérique est en cours à l’Assemblée nationale. Jusqu’à aujourd’hui, les députés avaient pour habitude de travailler à partir de centaines et de centaines de pages imprimées, provoquant un véritable désastre écologique. Bonne résolution 2018 oblige : les 577 élus devront travailler sur une tablette et n’auront plus de version papier des amendements. Une dématérialisation qui risque de poser quelques problèmes d’adaptation.

iPad mini 4 ou Galaxy Tab S2

Pour éviter qu’une guerre iOS/Android prenne place dans l’hémicycle, l’Assemblée nationale a décidé de ne pas trancher entre les deux systèmes d’exploitation, laissant le choix aux députés de choisir entre l’iPad mini 4 d’Apple et la Galaxy Tab S2 (sûrement le modèle 8 pouces) de Samsung. Selon NextInpact, à l’origine de l’information, cette dématérialisation devrait permettre au parlement d’économiser 52.000 ramettes de papier par an. Un texte faisant l’objet de 100 amendements nécessiterait aujourd’hui un tirage de 8.000 à 10.000 pages. En investissant sur des tablettes, le Palais Bourbon réaliserait un effort écologique mais aussi économique.

Selon Le Monde, l’achat de tablettes pour les 577 députés s’élèverait à 200.000 euros, permettant l’économie de 40.000 euros par an. Les iPad mini 4 et Galaxy Tab S2 ont été choisis pour leurs prix raisonnables ne dépassant pas les 500 euros dans le commerce. On peut cependant regretter qu’en choisissant des modèles déjà datés, l’Assemblée nationale risque de devoir renouveler le matériel plus vite que si elle avait opté pour du matériel de dernière génération. L’absence de support de l’Apple Pencil sur l’iPad mini 4 risque également de compliquer la transition numérique pour certains députés habitués à l’usage de surligneurs. Selon NextInpact, certains députés sélectionnés pour un test ont déjà exprimé leur regret de ne pas pouvoir annoter les amendements sous ce nouveau format numérique.

eDéputé

En plus de devoir s’habituer aux iPad mini ou autres Galaxy Tab, les députés vont devoir apprendre à rédiger des rapports « conçus pour le web ». Les élus devront structurer leurs documents de manière concise, afin de pouvoir mieux s’intégrer aux formats dynamiques de plus en plus commun en ligne, comme les infographies. Cette transition devrait avoir lieu dans le courant de l’année 2018.

Source :
NextInpact

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