Alors que Facebook est dans la tourmente après l’utilisation frauduleuse des données de 50 millions d’utilisateurs, certains ont décidé de télécharger leur historique conservé par le réseau social. Une opération facile à réaliser, grâce à laquelle il est possible de récupérer l’intégralité de ses photos postées, les coordonnées de ses amis, ses messages, mais également les publicités sur lesquelles ont a cliqué.
Plus étonnant, Facebook conserve également la trace d’appels téléphoniques (passés en dehors de l’application) et de SMS. Des éléments qui ne sont pourtant pas mentionnés sur la page du site dédié au sujet.

Sur son compte Twitter, Dylan McKay a posté une capture d’écran du document envoyé par Facebook. Dans la catégorie « Contact Info », (catégorie « Coordonnées », en français), il a constaté que l’entreprise conservait également la liste de ses appels téléphoniques et SMS, indépendamment de l’utilisation des applications Facebook et Messenger. Dylan McKay précise qu’il n’utilise pas la fonction SMS de Messenger, qui permet d’échanger des textos directement dans l’application de messagerie instantanée de la firme.

Des enregistrements limités aux smartphones Android

Nous avons également téléchargé notre archive Facebook, et avons, nous aussi, constaté l’enregistrement de métadonnées concernant nos appels téléphoniques et nos SMS. Le document indique le numéro du correspondant, la date et l’heure d’envoi et de réception pour les SMS, ainsi que la date, l’heure et la durée (en secondes) des différents appels. Dans notre cas, les données concernent des appels passés entre janvier et avril 2016. Dans le cas de Dylan McKay, les données ont été enregistrées entre novembre 2016 et juillet 2017.

La limitation dans le temps de ces enregistrements pourrait être liée à des changements dans les paramètres de confidentialité de l’utilisateur, notamment concernant les autorisations accordées à Facebook.
Dans notre cas, nous avons effectivement utilisé la fonction de messagerie instantanée pour la gestion de nos SMS durant quelques semaines. Sauf que celle-ci est proposée depuis juin 2016, soit plusieurs semaines après l’arrêt de l’enregistrement.
Par ailleurs, aucun des membres de la rédaction utilisant un iPhone n’a vu ses appels et SMS enregistrés. Il paraît donc que cette collecte de données surprenantes est limitée aux smartphones sous Android… Pas de quoi se réjouir pour autant.

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