Facebook semble soudainement soucieux de notre bien-être. Le groupe vient de publier une étonnante synthèse scientifique sur les conséquences des réseaux sociaux sur la santé mentale de ses utilisateurs. Avec une réponse en demi-teinte : tout dépend de la façon dont on les consomme.

Un phénomène de comparaison sociale négative

Les effets seraient parfois dévastateurs dans les cas où les internautes resteraient passifs devant les contenus. Ce qui pourrait provoquer un risque accru d’isolement, de solitude, voire de dépression… et même de suicide face au bonheur étalé par les autres, du fait d’une comparaison sociale négative.

Mais il en résulterait aussi des bénéfices, à condition d’interagir avec les gens et de communiquer davantage avec les proches qui comptent vraiment. Cette possibilité de contact accrue provoquerait un sentiment de joie et inciterait à s’engager davantage dans des communautés.

Et Facebook n’hésite pas à réinventer la roue au détour de cette phrase magnifique. « Les effets positifs sont plus forts quand les gens parlent en ligne avec leurs proches amis. Mettre à jour son statut ne suffit pas ; les gens doivent interagir en tête à tête avec d’autres dans leur réseau ». Ou comment nous réapprendre à avoir une vie sociale !

Les critiques au vitriol se multiplient

La publication de ce texte ce 15 décembre ne doit rien non plus au hasard. Il répond à une salve récente d’attaques émanant d’anciens collaborateurs. La semaine dernière, l’ancien vice-président de la croissance du groupe Chamath Palihapitiya s’est lâché lors d’une conférence Stanford Graduate School of Business. « Mes enfants ne sont pas autorisés à utiliser cette merde », a-t-il déclaré en parlant de  Facebook. Des propos aussitôt rapportés  par le site The Verge. Son constat est aujourd’hui est sans appel vis-à-vis de la société de Mark Zuckerberg : elle ne ferait que détruire du tissu social et asservir les cerveaux des utilisateurs… qui renonceraient à leur indépendance intellectuelle.

Sean Parker, ancien investisseur et président de Facebook, a formulé exactement les mêmes reproches il y a un peu plus d’un mois lors d’un événement Axios à Philadelphie. Pour lui, les réseaux sociaux exploiteraient les faiblesses psychologiques de leurs utilisateurs et les rendent dépendants en leur livrant des petits shoots de dopamine alimentés par des likes et des commentaires.

Pas sûr donc que la réponse de Facebook suffise à calmer cette vision critique.

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