Seriez-vous prêt à payer chaque mois pour les services de Facebook ? C’est la question que le réseau social se pose en ce moment. Selon Bloomberg, l’entreprise de Mark Zuckerberg a lancé une étude de marché visant à anticiper les réactions des utilisateurs si un abonnement payant Facebook était lancé. La question n’est pas de savoir si les utilisateurs actuels veulent payer, mais si des personnes non-inscrites sur le réseau social, généralement par défiance, seraient prêts à franchir le pas si on leur promettait que leurs données ne seraient pas exploitées.  

L’après Cambridge Analytica

Il y a encore un an, il aurait été impensable d’imaginer Facebook remettre en question son modèle économique. En 2017, le réseau social a réalisé un chiffre d’affaires de 41 milliards de dollars, dont presque 40 milliards provenaient des publicités ciblées. Un système idéal qui semblait alors convenir aux plus de 2 milliards d’utilisateurs du service.

Facebook n’avait cependant pas envisagé une chose : Cambridge Analytica. Ces derniers mois, le plus grand des réseaux sociaux s’est retrouvé dans la tourmente après que les données de 87 millions d’utilisateurs ont été exploitées par un cabinet d’analyse, notamment au service de la campagne de Donald Trump. Mark Zuckerberg a dû défendre son entreprise devant le Sénat et le Congrès américains, et a traversé une crise de confiance sans précédent. L’exploitation des données inquiète, et Facebook doit être capable d’envisager le pire.

Une offre payante pour faire taire les détracteurs

Face à ce récent scandale, Facebook a déjà fait quelques ajustements. Modification de l’algorithme, suppression de fonctions controversées comme l’annuaire inversé, possibilité de supprimer son historique… Ce qui était inimaginable il y a un an est devenu réalité. Avec une version payante de Facebook sans publicité et sans tracking, le réseau social offrirait une réponse à ceux qui s’inquiètent de ne pas avoir d’alternative. Devant le Sénat, Zuckerberg a promis qu’il « y aurait toujours une version de Facebook gratuite », laissant la porte d’un Facebook Premium ouverte.

Interrogée par les investisseurs lors de la présentation des derniers résultats financiers du groupe, Sheryl Sandberg, la COO de Facebook, avait déclaré : « Nous avons pensé à beaucoup d’autres formes de monétisation, y compris les abonnements, et nous continuerons toujours à tout considérer. », sans pour autant dire si la piste avait été retenue. Etant donné l’importance d’un tel changement de stratégie, nul doute que Facebook prendra du temps avant de rendre sa décision.

Source :
Bloomberg

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