Qualcomm va-t-il finalement céder aux avances insistantes et répétées de Broadcom ? Selon des sources du Financial Times, la porte des négociations pourrait bien se rouvrir et, aussi surprenant que cela puisse paraître, du côté de Qualcomm. Il va toutefois falloir que Broadcom sorte à nouveau son carnet de chèque et fasse monter les enchères.

Pour une poignée de milliards de plus

Ainsi, si Broadcom est prêt à revoir -à nouveau- son offre à la hausse, à hauteur de 160 milliards de dollars pour être précis, Qualcomm se déciderait peut-être enfin à signer un accord de rachat. Rachat qui inclurait, bien entendu, les 25 milliards de dollars de dettes contractées et la société NXP Semiconductors, récemment acquise par Qualcomm pour 44 milliards de dollars.

La dernière offre en date (début février 2018) faite par Broadcom s’élevait à 146 milliards de dollars (120 milliards et surement 26 de plus pour la société NXP) et avait été qualifiée de « ferme et définitive« . Une somme qui avait ensuite été revue à la baisse, à 142 milliards de dollars, suite à l’acquisition définitive de NXP par Qualcomm. Deux offres que Qualcomm avaient à nouveau refusé, coup sur coup.

De 103 à 160 milliards en quatre mois

Depuis novembre dernier et suite aux multiples refus de Qualcomm, Broadcom avait transformé les chiffres sur son potentiel chèque, passant de 103 à 120 milliards de dollars. De rondelettes sommes que le concepteur de composants (processeurs, modems, SoC, etc.) n’avait pas accepté car il jugeait qu’elles étaient de nature à sous-évaluer la société. Et donc à attiser la convoitise d’autres concurrents disposés à payer autant que Broadcom.

Aujourd’hui, il semble que les dirigeants de Qualcomm continuent de penser que les précédents chèques n’étaient pas assez conséquents. Les dits-dirigeants seraient toutefois prêts à reprendre les négociations si Broadcom envisage un rachat à hauteur de 90 dollars par action. Et surtout parce que l’assemblée des actionnaires se tient dans quelques jours et que ceux-ci pourraient bien leur demander des comptes à cette occasion. Voire ne pas leur renouveler leur confiance.

Enfin, rappelons que si une telle union venait à se produire, ce serait sans doute la plus grosse à ce jour dans l’univers de le high tech et qu’elle accoucherait d’un géant, le troisième concepteur et fabricants de semi-conducteurs au monde, juste derrière Intel et Samsung, devenu leader du marché.

Sources :
Financial Times et The Verge

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