Ils étaient moins nombreux que les premières estimations ne le laissaient penser, mais cela n’a pas diminué leur pouvoir d’influence, affirment des chercheurs.

Vous savez déjà que les robots sont capables de façonner nos opinions politiques. A présent, de nouvelles études montrent que ce bots sont également plus puissants dans ce domaine qu’escompté.

4,8% de bots, mais 2,5 fois plus influents

Les faux comptes étaient environ 2,5 fois plus influents que les humains lors du débat présidentiel américain de 2016, selon des chercheurs de l’Australian National University.

L’étude est basée sur l’analyse de 6,4 millions de tweets publiés sur une durée de 90 minutes « avant, pendant et après » le premier débat télévisé entre Donald Trump et Hillary Clinton.

Les bots Twitter se sont révélés plus engagés politiquement que les humains avec des tendances plus élevées à être républicains. Ils ont été jugés plus efficaces pour influencer l’opinion sur la plateforme que des personnalités « hautement influentes » – telles que Oprah Winfrey – tendant à être plus favorables aux démocrates, notent les chercheurs.

Sur les 1,5 million de comptes actifs au cours de la période, seuls 4,8% étaient « clairement » des bots, avance le Dr Timothy Graham, l’un des principaux chercheurs.

« Ce chiffre était vraiment faible étant donné que d’autres rapports et études affirmaient que 20 à 30% des comptes Twitter étaient des bots » souligne Graham, ajoutant que les recherches de son équipe révélaient des « biais dans les méthodologies ».

« Il est surprenant de constater que ces 4,8% de bots étaient en moyenne 2,5 fois plus influents que les humains » poursuivit-il. « Et à cause de la manière dont les bots… s’attachent aux utilisateurs humains influents, ils réussissaient mieux à amener les utilisateurs réels à retweeter et à s’engager avec leur assentiment. »

Les bots ont-ils dès lors permis à Trump de gagner les élections de 2016 ? Si Graham qualifie les résultats de l’étude de « solides », il prend soin de ne pas tirer de conclusions, rappelant que l’échantillon utilisé de l’activité sur Twitter (90 minutes) était « très petit ».

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