Dans la guerre des consoles de salon, la guerre tourne (à nouveau) à l’avantage de Sony : quand les différentes Xbox One de Microsoft se sont vendues à 35 millions d’unités, son rival Sony a écoulé plus de 73 millions de PS4. Un écart qui n’a cessé de se creuser ces deux dernières années, notamment grâce aux studios internes de Sony, capables de produire des titres exclusifs tels que Uncharted (Naughty Dog), la série God of War (Santa Monica Studios) ou encore Gran Turismo (Polyphony Digital).

Une des solutions que l’américain aurait trouvé pour revenir dans la course serait de passer par la case rachat. Selon Polygon, qui cite des sources proches du dossier, deux noms emblématiques sont ressortis : Electronic Arts et Valve, respectivement le second éditeur mondial de jeu vidéo et le premier distributeur numérique mondial de jeux. Autant dire du lourd.

La cible prioritaire serait Electronic Arts, un géant qui dispose de licences énormes telles que Fifa, Need For Speed ou encore Star Wars. Selon Polygon, Microsoft aurait le cash (130 milliards de $) pour se payer le géant du jeu (capitalisation boursière de 35 milliards de $). Un rachat certes énorme mais qui serait justifié par la peine que connaît Microsoft dans le secteur, selon un analyste interrogé par Polygon.

Si Microsoft ne se décide pas à investir autant, la marque américaine pourrait bien se rabattre sur PUBG Corp., responsable de Playersunknown’s Battleground, qui fait un véritable carton depuis quelques mois. Un deal comparable à l’acquisition de Minecraft en 2014. Mais comme aucun des rachats précédents de studio (Bungie, Rare et ici Mojang) n’a permis à Microsoft de revenir dans la course, l’article de Polygon sous-entend que seule une acquisition majeure pourrait permettre à Microsoft de reprendre du poil de la bête.

L’autre option étudiée – un « murmure » selon Polygon – serait Valve, dont le client Steam truste plus de 80% des ventes numériques de jeux PC sur trois plateformes (Windows, Mac, Linux). Une éventualité qui semble pourtant difficile à envisager : issus de Microsoft, les fondateurs de Valve ont quitté l’entreprise notamment à cause d’un mode de fonctionnement « très différent » de ceux de la forme de Redmond, comme nous le confiait Greg Coomer lors d’un entretien accordé au CES en 2014. Avec une entreprise très profitable et totalement indépendante aussi bien financièrement que d’esprit, il est difficile de voir ce qui pourrait motiver Gabe Newell, propriétaire de plus de 50% des actions, de vendre son bébé – à part une somme délirante peut-être.

La seule possibilité qui semble avoir du sens semble serait donc Electronic Arts, mais reste à voir si les équipes dirigeantes de Microsoft permettront à la division Xbox d’investir autant d’argent pour tenter de reprendre l’avantage.

Cet article a été importé d’un feed RSS, cliquez-ici pour voir l’article original