Après les résurrections des NES et Super NES par Nintendo, voilà que son ennemi de l’époque Sega se prend lui aussi au jeu du revival en annonçant hier, le 13 avril 2018, lors de la conférence japonaise SEGA FES 2018, qu’une Megadrive Mini est en préparation pour 2018. Une année qui n’est pas choisie au hasard puisque la célèbre Genesis, connue sous le nom de Megadrive dans nos contrées, fêtera ses trente ans.

Aucun détail technique n’a filtré quant au hardware de la console, mais selon la présentation réalisée sur scène, elle aurait les mêmes dimensions que ses consœurs de chez Nintendo et ne fonctionnerait donc qu’avec des jeux pré-intégrés (avant de se faire hacker, cela va sans dire).

La comparaison avec les consoles de Nintendo, dont l’émulation est impeccable, rajoute une double pression à Sega pour sa petite console. Double ? Oui : outre égaler son rival, Sega doit aussi faire oublier les différentes versions plus ou moins douteuses de clones de Megadrive qui ont fleuri ces dernières années.

Faire revivre le mythe et… redorer le blason

A l’issue de l’échec de sa dernière console, la Dreamcast, Sega a laissé à d’autres le soin de commercialiser des appareils portant son nom sous licence. La dernière en date est justement une Megadrive, plus précisément la « Sega Megadrive Genesis Flashback HD » (c’est long). Hybride entre vraie console et version « mini », cet appareil conçu et commercialisé par ATgames peut à la fois exécuter les cartouches originales de la Megadrive ou bien lancer les jeux stockés dans sa mémoire interne.

Disponible depuis le début de l’année 2018, cette console n’a pas reçu de très bonnes critiques, que ce soit à cause du manque d’intérêt d’une partie des jeux intégrés ou de la qualité d’émulation tellement médiocre que certains jeux ne passent tout simplement pas. Et ce n’est pas la première fois qu’une console sous licence Sega conçue et vendue par un tiers se fait critiquer : de la Game Gear à la Master System, de nombreux clones ont déçu plusieurs générations de gamers.

Le défi pour Sega avec cette Megadrive Mini officielle sera de proposer une qualité d’émulation aussi bonne que Nintendo qui, grâce au travail de son bureau parisien du N.E.R.D., a réussi à proposer une qualité de jeu sans failles – nonobstant les câbles trop courts de la NES Classic Mini. On attend de pied ferme cette Megadrive Mini qui, on l’espère, redorera un peu le blason hardware de Sega. Et si le succès est au rendez-vous, on pourra peut-être rêver d’une Dreamcast Mini !

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