Le retard du projet de voiture autonome signé Uber est irrattrapable. En conflit avec Waymo pour vol de propriétés industrielles, la société a fini par trouver un accord à l’amiable qui lui interdit notamment d’utiliser les technologies de son concurrent. C’est la raison pour laquelle le nouveau PDG d’Uber Dara Khosrowshahi caresse maintenant le rêve de pouvoir proposer à ses clients le premier service de taxi autonome au monde que Waymo s’apprête à lancer dans l’Etat de l’Arizona. Une révélation du site The Information.

Ne pas se laisser dépasser par Lyft

Un sacré revirement quand on pense que le fondateur de la société, Travis Kalanick, avait abandonné en 2015 l’idée de travailler main dans la main avec Waymo. La filiale d’Alphabet était jugée menaçante pour Uber qui s’était alors lancé dans ses propres développements de véhicules sans conducteur. Ce changement de position ne signifie pas aujourd’hui qu’Uber veuille abandonner ses recherches mais qu’il craint simplement d’être dépassé par son concurrent Lyft qui dispose, lui, d’un partenariat avec Waymo. « Nous restons ouverts à toutes les conversations qui font avancer le futur », a sobrement déclaré à ce sujet un porte-parole Uber auprès de The Information.

Waymo n’est toutefois pas le seul horizon pour Uber qui s’est déjà rapproché l’année dernière de la start-up Cruise qui appartient à General Motors et pourrait aussi s’allier à Daimler dans son projet de voiture autonome.

Alphabet, lui, détient bien des parts à la fois dans Uber et dans Lyft. Maintenant que la hache de guerre avec Uber est enterrée, la société a maintenant intérêt à multiplier les accords pour occuper le marché et en partager les revenus. Uber espère notamment que les voitures autonomes feront baisser les prix des courses et que cela incitera davantage de personnes à y avoir recours et à abandonner leur propre voiture. Un avenir juteux ?

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