A l’occasion de son second sommet annuel Uber Elevate, la start-up est revenue sur UberAIR, son service de taxis volants sur lequel elle avait déjà levé le voile en novembre dernier.

Un drone géant et des tours dédiées

Selon CNBC, cela a été l’occasion de faire la démonstration d’un prototype de taxi. En l’occurrence, entrevu en fin d’année dernière dans une vidéo, l’appareil ressemble plutôt à un drone électrique géant dont on ne connaît pas l’autonomie pour l’instant.
Equipé d’une cabine pouvant recevoir quatre passagers, il vole grâce à quatre rotors comportant deux hélices chacun, disposés sur les ailes de ce croisement d’avion et d’hélicoptère. Le plus grand nombre de rotors devrait d’ailleurs le rendre plus sûre qu’un hélicoptère classique, avance Uber.
Il sera également plus silencieux et devrait produire le bruit d’un camion qui passe près d’une maison, indique Uber. Un détail qui a son importance pour un moyen de transport urbain.
Chaque drone volera par ailleurs entre 240 et 320 Km/h à une altitude variant entre 300 et 600 mètres, suffisamment haut pour bien voir les bouchons et ne pas trop gêner les riverains, peut-être.

Le taxi décollera de « Skyports », des structures verticales conçues spécialement pour cet usage qui pourront gérer jusqu’à 200 atterrissages et décollages par heure, soit un toutes les 24 secondes. Elles permettront également de maintenir le bruit des vols éloigné du sol.

Pas si cher

Comme nous le disions en novembre dernier, ces taxis ne se limiteront pas à un public fortuné. La société américaine indique d’ailleurs qu’elle estime que le coût devrait être identique, pour une même distance, à une course en Uber Black au départ. Une fois que le service aura suffisamment de clients, les prix devraient baisser et équivaloir ceux d’une course UberX.

UberAIR sera testé à Dallas et Los Angeles en 2020. Si tout se passe comme prévu et que le partenariat avec la NASA porte ses fruits, le service commercial ne devrait pas être lancé avant 2023.

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Au départ, le drone sera piloté par un humain. Mais Uber ambitionne de passer à un vol autonome, contrôlé par un ordinateur et une IA. Une stratégie qui pose la question du chemin et des progrès technologiques à réaliser.
En mars dernier, une voiture autonome Uber rentrait dans l’histoire en tuant le premier humain, une jeune femme qui traversait une route en poussant sa bicyclette. L’enquête interne nous apprenait hier que la voiture avait bien détecté « l’obstacle » mais que l’algorithme de conduite avait décidé de ne pas en tenir compte…
Un taxi volant sans pilote ne serait pas confronté à ce genre de problème, mais il faudra à Uber rassurer les utilisateurs d’ici là. La tâche sera d’autant plus ardue que la concurrence sur ce secteur est importante.
Des géants comme Airbus sont présents sur ce secteur. D’autres acteurs de la tech s’intéressent aussi au potentiel des véhicules volants. Ainsi, Larry Page, co-fondateur et patron d’Alphabet/Google, finance depuis quelques années déjà une entreprise dont le but est de produire des « voitures volantes ».

Source :
CNBC

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