Permettre à un drone de voler de manière totalement autonome est difficile. Mais le faire sur un drone qui ne pèse que 27 grammes l’est encore plus. Un groupe de chercheurs issu de l’école polytechnique fédérale de Zurich et de l’université de Bologne ont pourtant réalisé ce tour de force. Ils ont réussi à embarquer un système de guidage automatique, indépendant et basé sur une intelligence artificielle sur un aéronef d’une largeur de dix centimètres, soit la taille d’un sous-bock. En occurrence, ce drone s’appuie sur la plateforme de développement Crazyflie 2.0 du fournisseur Bitcraze.   

D’après les chercheurs, c’est la première fois qu’un drone aussi petit bénéficie d’une technologie aussi complète. Il existait déjà des drones de taille similaire volant de manière autonome, mais jusqu’à présent le calcul de guidage était toujours déporté sur un PC qui restait en communication permanente avec le drone. Dans le cas présent, tous les calculs sont réalisés directement sur l’aéronef. Ce qui n’était pas une mince affaire, car les réseaux neuronaux utilisés par les chercheurs sont plutôt gourmands en énergie.

Pour y arriver, les chercheurs ont créé une plateforme de calcul baptisée GAP8. Basée sur la puce open source RISC-V, elle permet d’effectuer les calculs sur huit cœurs en parallèle tout en consommant très peu d’énergie. La puissance nécessaire pour exécuter le système logiciel n’est ainsi que de 94 mW en moyenne, ce qui représente moins de 1 % de la puissance totale de l’engin. En effet, la majorité de l’énergie est consommée par le moteur et l’électronique.

D’après les chercheurs, ces petits drones parfaitement autonomes pourraient être particulièrement utiles pour l’internet des objets, en jouant le rôle de capteurs volants. Même si la durée de vol est pour l’instant encore réduite… à 7 minutes.

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