Après Siri, Alexa, Cortana, Bixby et Google Assistant, voici Watson Assistant d’IBM. Ne vous attendez pas à le trouver dans produit estampillé IBM, ce n’est pas l’objectif ou à l’invoquer d’un guilleret « Ok, Watson ».

Derrière Watson Assistant, anciennement Watson Conversation, se cache un ensemble d’outils, notamment une technologie de synthèse vocale et des éléments d’intelligence artificielle, que IBM met à la disposition des développeurs et des entreprises afin qu’ils créent leur propre assistant vocal, qui pourra, par la suite, être implanté dans une voiture, de l’électroménager, etc.

En fait, Watson Assistant pourrait être assimilé à un assistant vocal en « marque blanche », un peu comme tous ces constructeurs qui fabriquent des appareils pour des clients finaux qui n’ont plus qu’à apposer leurs propres noms sur un produit donné… et qui peut étrangement ressembler à celui du voisin. C’est par exemple le cas dans l’univers des smartphones.

Watson Assistant, le moule à façonner des assistants ?

Selon IBM, le kit Watson Assistant est plus intéressant que les solutions concurrentes en pleine essor puisqu’il offre une grande flexibilité et beaucoup de contrôle aux entreprises soucieuses de la sécurité des données de leurs usagers/clients. IBM apporte la technologie, la société cliente son ensemble de données, dont elle conserve la maîtrise.

Pour ce qui est de la flexibilité, Watson Assistant (WA) peut être décliné sous une multitude de formes : dans une voiture, une enceinte connectée, un système domotique, etc. Dans tous les cas, il est aussi tout à fait possible de proposer une expérience vocale personnalisée à des clients.

Une vidéo postée sur le compte YouTube IBM Watson Internet of Things montre la solution I•Vie de Chamelon Technologies, créée à partir de Watson Assistant.

Ne pas dépendre des GAFAM

Comme toute bonne IA, Watson Assistant doit être entraîné pour être efficace. Simplement, le fait que les entreprises ne soient pas liées à un service et puissent exploiter une grande variété de plates-formes ou de bases de données leur laissent plus de liberté.

Dans une interview accordée à The Verge, Bret Greenstein (Vice President of Watson Internet of Things) justifie ce parti-pris : « Si vous commencez à contrôler le monde entier grâce à Alexa, cela revient à fournir beaucoup de données et de contrôle à une seule entreprise« .

Outre Chamelon Technologies dont la vidéo figure ci-dessus, quelques marques ou entreprises ont déjà signifié leur intérêt pour Watson Assistant (WA). IBM cite le fabricant de solutions audio Harman, en charge actuellement de développer un assistant pour le concept car GranCabrio signé Maserati. L’aéroport de Munich est également sur la liste, et exploiterait WA au sein de robots Pepper chargés d’indiquer leur chemin aux voyageurs. IFTTT serait également de la partie.

Reste à savoir si les entreprises ou acteurs professionnels qui choisiront d’exploiter ou d’utiliser Watson Assistant parviendront à faire mieux que Google, Microsoft, Apple et autres Samsung avec des ensembles de données bien moins importants pour entraîner l’intelligence artificielle. IBM semble confiant. Pour Bret Greenstein, la clé est que Watson est capable de se souvenir de vous, de votre contexte et de vos besoins… Une bonne base pour un assistant personnel.

Sources :
IBM

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