Voilà une annonce qui ne va assurément pas plaire à Uber. Selon le site américain Quartz, la filiale d’Alphabet a obtenu l’autorisation des autorités de l’Etat de l’Arizona de mettre en place son service de transport autonome appelé Chauffeur. Si Waymo prend la tête dans la course au déploiement d’un service de transport utilisant des véhicules autonomes, cette progression aussi fulgurante qu’incroyable s’explique aussi par la multiplication des essais réalisés par Waymo.

Démontrer son savoir-faire…

Rien de tel pour convaincre les autorités de la maturité d’une technologie que de multiplier les expériences (concluantes) sur le terrain. Et en cela, la filiale d’Alphabet s’est montrée particulièrement efficace. Dès le mois d’avril, Waymo propose à une cible de beta-testeurs de la ville de Phoenix, les « Early Rider », d’emprunter gratuitement ses Chrysler Pacifique robotisées. Mais c’est vraiment en fin d’année dernière que tout s’accélère. Rien que sur le dernier trimestre de 2017, Waymo a, coup sur coup, prouvé son savoir-faire. D’abord en octobre dernier. Un groupe de journalistes américains embarque pour une expérience de conduite autonome sur une base militaire aérienne et là, grosse surprise, il n’y a plus d’opérateur de Waymo installé derrière le volant. Celui-ci est désormais installé à l’arrière. Au mois de novembre, après avoir amélioré l’intelligence de ses minivans qui peinaient à gérer certaines intersections complexes de la ville, Waymo fait circuler ses véhicules autonomes, toujours sans personne derrière le volant, mais cette fois-ci dans les rues de Phoenix. Une véritable expérience de taxi autonome est alors lancée.

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… pour mieux couper l’herbe sous le pied d’Uber

Selon Ruth Porat, directrice financière de Waymo « les utilisateurs pourront bientôt utiliser une application Waymo pour commander leur taxi autonome, sans conducteur assis derrière le volant ». Uber, n’a d’ailleurs pas souhaité commenter cette avancée majeure pour Waymo. Rappelons que Waymo et Uber ont récemment trouvé un accord dans lequel Uber accorde 0,34% de ses parts à la filiale d’Alphabet, mais surtout, dans lequel il s’engage à ne pas utiliser les technologies dérobées à Waymo. Si à l’issue de ce procès, Waymo écartait son principal concurrent (pour combien de temps ?) on peut dire que la société a toutes les cartes en main pour avancer rapidement sur le déploiement de son service Chauffeur.

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